Social Network et Business… in tempore…
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- Publié le Lundi, 23 Janvier 2012 16:22
- Écrit par ALIPP
Réseaux sociaux, social network, profils Facebook© … des termes qui ne sont plus des inconnus… Pire (ou mieux ?!) encore, qui ont intégré notre vocabulaire courant, notre quotidien. De fait, qui ont intégré également nos entreprises – démarche volontaire ou non – au point de devenir quasi-incontournables en terme de communication et de marketing.
Pourtant, si l’axiome est aujourd’hui intégré dans les stratégies des grandes marques, les TPE et PME n’en sont qu’aux balbutiements de l’intérêt qu’elles y portent. La dernière étude d’EBP-OpinionWay (baromètre sur les « usages numériques professionnels » réalisé pour l’éditeur de logiciels de gestion EBP) montre qu’à peine 1/3 des TPE sont présentes sur le web, et seulement 1 sur 10 existe sur les médias sociaux.
Constat paradoxal d’ailleurs : la majorité ne s’accorde-t-elle pas à dire que les confréries existent et subsistent depuis des siècles, et sont génératrices de contacts pour leurs membres ? Or ne sont-elles pas le meilleur exemple de réseaux, basées sur le principe même des mises en relations et croisement de carnets d’adresses ?
Quel rapport avec le web ?
Le développement des technologies web change en fait la donne sur deux points essentiels :- Le coût : Plus besoin – ou moins en tout cas- de débourser des fortunes pour intégrer un réseau.
- L’impact : Les technologies web permettent d’augmenter le rayon d’action des réseaux tout en réduisant les distances – un contact situé à 1500 kms n’est plus qu’à un clic de souris.
Physiques ou virtuels ?
En tout cas, pas l’un sans l’autre !S’il est vrai que la rencontre physique reste irremplaçable, elle est vite rattrapée par le virtuel, dès l’échange des cartes de visite : adresse mail, site internet, profil en ligne, page fans… autant d’informations marginales il y a 10 ans, devenues incontournables aujourd’hui.
Le virtuel quant à lui, ne pourrait se passer du réel, car multiplier les contacts virtuels, les demandes de mise en relation, c’est bien, mais… reliquat de « business à l’ancienne » ou méfiance fondée sur le « feeling humain », il n’empêche que rien ne remplace un regard et une poignée de main.
"Phyrtuel" alors ?
Palliatif à la distance géographique, la vidéo conférence, le chat online, sont des moyens de communication révélateurs : on recherche le réel en s’appuyant sur le virtuel pour s’affranchir des problématiques de distance.La mixité en vogue
Si l’on en juge par la multiplication des rencontres networking (tels que les DooMiz Day, 6ème édition à ce jour, en moins d'un an) organisées sur (ou directement par !) les médias sociaux (Viadeo©, Facebook©, DooMiz©, etc…), et l’intérêt qu’elles suscitent, allier le réel au virtuel, c’est mettre toutes les chances de son côté pour transformer son carnet d’adresse en carnet de contacts qualifiés, de prospects, voire de clients.Reste à trouver le juste milieu : activité chronophage par excellence, le networking nécessite une organisation temporelle et financière…
In tempore…
Par ce qu’un réseau « qualifié » ne se construit pas en un jour, ni un mois, mais bien plus, la Récurrence est le maître mot !Une présence récurrente lors des rencontres réelles tout d’abord. C’est à ce prix que l’on devient un « visage », que l’on laisse une empreinte dans les mémoires. C’est aussi le (seul ?) moyen de faire jouer le « feeling », autour d’une table, d’un verre.
C’est également cette récurrence qui favorise les recommandations de la part des autres « réseauteurs » (on devient fiable car on se connait, se reconnait) et permet de développer des synergies d’affaires.
Une présence entretenue et contrôlée sur les médias internet en complément.
Le networking numérique est un produit intégré et soumis à l’ère de la consommation : de biens, de services, d’informations… On prend, on suit, et l’on jette et oubli aussi vite !
A moins de rester actif sur les réseaux numériques, le déclassement se fait sentir en un temps record, et la visibilité (sur ces médias) ré-avoisine le zéro absolu (c’est-à -dire aujourd’hui : passer la 2 ou 3e page des moteurs de recherche…).
En revanche, avec le temps les résultats sont là : évolution du carnet d’adresses, transformation des contacts, visibilité.
Et le community management naquit…
Ou plutôt, « pris s’en envole ». Car si le principe n’est pas nouveau, il prend toute son ampleur aujourd’hui, faute de temps pour les dirigeants d’entreprise : gérer la présence physique et virtuelle de son entreprise ou de sa marque, dans et à travers les réseaux sociaux.Si les grandes entreprises et les grosses PME peuvent aujourd’hui se le permettre, ce n’est pas toujours le cas des petites PME-PMI et autres TPE qui rencontrent la double problématique temps/finances.
Il existe pourtant une solution : les services externalisés de community managers, qui se développent de plus en plus.
C’est pas sorcier ?!
Et c’est pour ça que nous voyons aujourd’hui émerger des programmes de formation de community management, ou comment un formateur va vous enseigner à gérer votre image !
En fait, il s’agit plus « du bon usage des réseaux sociaux » et de bien choisir ces derniers.
Attention toutefois, rares sont ceux qui enseignent comment ne pas devenir « Addict » !
Epilogue : Dunbar et degré de séparation
Le nombre de Dunbar met en avant que la taille d’un réseau social stable pour une personne est de 150 connexions. Parallèlement, la théorie des 6 degrés de séparation tend à dire que chaque personne peut être reliée à n’importe quelle autre via une chaîne de 5 maillons.Cela peut donner une idée du potentiel de chacun à se créer un réseau « qualifié », moyennant un investissement minimum…



